La virée initialement prévue comme helvetico-italienne de cette première quinzaine de septembre s'est bien passée, bien que complètement chamboulée au niveau du programme à cause de grosses quantités d'eau tombée pendant la semaine précédent le départ et à la fin de la première semaine...
Tout d'abord, Samedi, la météo est mauvaise sur le lieu de destination pour ces premiers trois jours...Nous décidons de faire une halte sur la Drôme qui devrait avoir retrouvé un peu de débit pour permettre une nav.
Arrivé sur place, il pleut aussi, plutôt même fort, près de 100 l d'eau dans les canoés le temps de faire la navette, et le débit passe de 10 m3 à 25 m3/s le temps de descendre de Die à Saillans... Le soir, alors que la pluie continue, la radio nous apprend que c'est la catastrophe dans plusieurs points de l'Ardèche et de la Drôme, avec des maisons inondées, des voitures emportées...Le lendemain matin, il ne pleut plus, mais la Drôme charrie 45 m3/ à Die...un peu gros pour nos canoés de river-tripping et peut-être pour ceux qui sont dedans...
Nous faisons les touristes toute la matinée et à midi, le débit a un peu baissé, peut-être 35/40 m3/s. Nous décidons de descendre jusqu'à Pontaix.
Le "canyon" de Sainte-Croix nous offre de belles vagues et des pleureurs respectables...
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Le lendemain, une rapide consultation de l'Internet nous confirme que l'augmentation des débits sur les rivières helvétiques prévues (morceaux de l'Hinterhein, Vorderhein, et Inn) sont bien trop en eau pour être pagayés. Par contre, en Franche-Comté, la Loue offre un débit de 35 m3/s à Vuillafans (25) et la météo des prochains jours est bonne...On y va !
Arrivé le mardi-soir après une halte chez Expé pour que Yann achète des chaussures de nav sérieuse, sa longue natation dans les rapides de Sainte-Croix de l'avant veille l'ayant convaincu que c'est très utile en eau-vive, nous nous installons au camping municipal à Vuillafans, d'où nous embarquons l'après-midi, les canoés lourdement chargés.
Peu après le départ, nous rencontrons les premiers déversoirs qui jalonneront la totalité du parcours, plus ou moins hauts, plus ou moins violents, équipés ou non de glissière...
Pendant quatre jours, nous descendrons dans de très beaux paysages, avec de superbes bivouacs au confort nettement amélioré par l'acquisition collective du tipi Helsport qui permet des soirées confortables alors qu'il fait frais et très humide à l'extérieur.
Quatre jours après, nous nous arrêterons à Moulin Neuf, à la limite du Jura, 82 km en aval, alors qu'il s'est remit à pleuvoir. Certes, nous avions envie de continuer la descente de cette belle rivière jusqu'à son confluent avec le Doubs pendant trois ou quatre jours encore, mais nous avons aussi envie d'aller découvrir le Ticino où, en plus, Jean-Jacques doit nous rejoindre le samedi soir et où le niveau, au moment ou nous décidons d'y aller est optimum...
Après avoir fait la navette en taxi (certainement la méthode la plus simple et pas très onéreuse), nous rechargeons les véhicules pour rejoindre le lac Majeur à travers la Suisse, et nous en profitons pour faire une halte chez Siestaoppi, véritable caverne d'Ali-Baba du canoé. Il fait gris et frais chez les hélvètes mais après avoir traversé l'Oberland par le ferroutage du Lochberg, le Valais et le Simplon nous acueille sous une pluie battante...Aie le niveau du Ticino !
Nous passons la nuit dans un camping près du lac Majeur, et dès le lendemain, nous nous précipitons au premier barrage en aval de Sesto Calende pour jaugé du niveau... En passant sur le pont près de l'exutoire du lac, nous voyons certes que le niveau est haut et que le courant est fort, mais l'absence de vague et l'eau claire, du fait que le lac Majeur sert de décanteur, ne permettent pas de se faire une idée du débit...par contre, quelques kilomètres en aval, au premier barrage, nous découvrons un fleuve en crue, avec de l'eau jusqu'à mi-hauteur de la clôture grillagée de la centrale électrique, un flot violent et ultra-rapide qui précipite des centaines de m3/s par dessus le barrage avec une énorme vague au pied, pour ensuite s'écouler dans le lit principal et dans la forêt riveraine par des rapides à vagues parfois imposantes...Ca va pas faire !
Rapide tour d'horizon des solutions de repli, consultation de la météo et des niveaux d'eau et nous nous arrêtons sur l'Ardèche qui offre un niveau d'eau correct et surtout une bonne météo...Tunnel du Fréjus, Grenoble, Valence et hop, nous voilà à Vogüé 5 heures après.
Le premier jour, nous faisons la partie Pont de Saint-Didier sous Aubenas-Vogüé avec les canoés vides car le niveau est faible et ça racle un peu, mais ça reste amusant de naviguer précisément entre les cailloux et les dalles. Le lendemain, nous chargeons les canoés pour poursuivre en aval et nous parcourons les autres gorges de l'Ardèche, le défilé des Gens, bien moins connues mais ausi dignes d'intérêt que la partie célèbrissime, avec un assez bon niveau d'eau et sous le soleil...
Le soir, bivouac sous Sampzon, puis, le lendemain, direction Gournier (bivouac "officiel" obligatoire dans les gorges), en commençant par une série de barrages à sauter, puis en passant par le bassin de slalom du pont de Salavas pour entrer dans les gorges universellement connues et parfois sur fréquentées mais malgré tout particulièrement belles...De plus, passé Chames nous nous retrouvons absolument seuls. Au bivouac de Gournier, il n'y a qu'un groupe de céistes anglais préparant le monitorat canoé BCU encadré par "Blue", instructeur BCU qui vit en France et qui parle le français avec un truculent mélange d'accent anglais et occitan ! Nous aurons certainement l'occasion de naviguer prochainement ensemble car comme il nous l'a dit, c'est la première fois qu'il voit des français en open-canoe et en hiver, il navigue souvent seul...
Le lendemain, direction Sauze toujours sous le soleil et avec un niveau d'eau correct. Nous profitons de la pose repas près d'un rapide pour s'entrainer au lancer de la corde de sécu et à la récupération, avec comme cobayes (volontaires !) Katia et Jean-Marie barbotant dans le courant...
Arrivés à Sauze, après 75 km parcourus, Yves, un ami à Jean-Jacques qui habite à côté, nous fait très gentiment la navette...vraiment sympa !
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Pour finir ces vacances, nous partons, Katia, Yann et moi sur la Durance à Saint-Clément, après être passés à la maison changer les montures et le lendemain, nous alors chez Paolo près de Turin, car il vendsun open-C1 d'eau-vive qui intéresse Yann...et après un petit essai sur le Lanzo à l'eau cristalline, nous voilà de retour avec un petit C1 vert sur le toit du Kangoo.
Le dimanche, les premier essais sur le bassin de slalom de Saint-Clément et sur la descente jusqu'au Rabioux du "Prelude" (c'est son nom) nous font découvrir un petit C1 hyper-réactif, technique et parfois farceur, qui apportera certainement à Yann de grands moments de fun une fois les calages adaptés et la technique spécifique assimilée, (et peut-être quelques bosses...)
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Voilà, le contenu de ces deux semaines qui ont étés très agréables même si le programme n'a pas du tout été celui initialement prévu...mais s'adapter aux conditions plutôt que de s'entêter à vouloir naviguer sur des parcours pas en conditions, c'est un élément majeur de la réussite d'une rando...Environ 200 km de rivières ont été parcourus et le Ticino, l'Hinterhein et le Vorderhein restent à faire une prochaine fois!
Ont participé à ces randos : Jean-Marie T., Yann M., Jean-Pierre B., Jean-Jacques R., Katia et JF D.